En français, Les politiques et la politique

Canada – Il faut perturber le statu quo du système d’éducation croit Deloitte

Avec une main-d’œuvre qui gagne rapidement en âge et l’évolution de la technologie qui fait en sorte que les compétences sont dépassées de plus en plus rapidement, le fait d’investir davantage dans des systèmes d’éducation conventionnels et des méthodes d’enseignement dépassées ne préparera pas les Canadiens pour les emplois de demain. Les gouvernements, le milieu de l’enseignement et les entreprises doivent unir leurs forces pour mettre sur pied de nouveaux modèles et des approches novatrices qui sont axés sur l’apprentissage continu, la diversité de l’apprentissage et les liens directs avec le monde des a aires à l’extérieur de la salle de classe. Nous pouvons aider à ramener les Canadiens au travail plus rapidement en confiant les ressources allouées au recyclage professionnel aux employeurs qui sont les mieux placés pour savoir quelles sont les compétences et la formation nécessaires pour réussir. Nous devons envisager des cheminements de reconnaissance professionnelle complètement nouveaux qui sont mieux adaptés aux multiples façons dont les compétences et les connaissances peuvent être acquises aujourd’hui – en classe, en ligne, dans d’autres pays ou en milieu de travail.

Les craintes suscitées par les pertes d’emploi attribuables à la technologie sont de plus en plus vives.Or, au lieu de craindre la technologie, les gouvernements et les entreprises doivent poursuivre sur la voie de l’innovation tout en déployant encore plus d’efforts pour aider les personnes qui seront touchées par les changements.

La main-d’œuvre très scolarisée du Canada est depuis longtemps l’une des sources de croissance, de compétitivité et de prospérité les plus importantes et les plus durables du pays. Nous pouvons nous vanter d’afficher l’un des plus hauts taux de réussite des études au monde, d’être parmi les premiers sur la liste des mesures internationales utilisées pour évaluer la réussite des élèves et de posséder des établissements d’enseignement postsecondaire qui se classent parmi les meilleurs au monde. Cependant, cet avantage sur le plan du savoir perd de son importance au moment même où nous en avons besoin pour soutenir la participation et la croissance économiques. Alors que les pays à marché émergent en Asie et ailleurs augmentent leurs taux d’achèvement des études secondaires et postsecondaires, les progrès technologiques rapides réduisent grandement la durée de validité prévue des compétences clés. La montée de l’automatisation, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets menacent un monde où même les travailleurs les plus instruits sont incapables de faire concurrence.

À mesure que la main-d’œuvre du Canada vieillit et que la technologie continue d’évoluer, les compétences des travailleurs risquent de ne plus être ajustées aux besoins du marché du travail, d’où la nécessité de plus en plus pressante de s’adapter. Malgré les efforts déployés pour pallier ces dfficultés – incluant un investissement d’environ 14 milliards
de dollars dans des programmes gouvernementaux et l’offre de crédits d’impôt à l’échelle fédérale seulement – tout indique que l’écart de compétences au Canada augmente et représente déjà un frein à la croissance.

Pour réussir dans un contexte plus difficile caractérisé par des perturbations technologiques rapides et généralisées, nous devons changer notre approche. Pourtant, notre raisonnement est dominé par une perception désuète selon laquelle les études s’effectuent tôt dans la vie pour préparer les jeunes à embrasser leur future carrière. Les entreprises n’investissent pas suffisamment dans la formation de leurs employés, en raison des pressions liées aux coûts ou par crainte que leurs concurrents viennent débaucher leurs précieux employés, qui seront plus instruits. En fait, on observe une tendance à la baisse en ce qui a trait à l’investissement des entreprises dans la formation des employés. Parallèlement, les Canadiens ne tirent pas parti, de façon régulière, des possibilités d’apprentissage continu et des autres occasions de mise à niveau de leurs compétences, et dans bien des cas, ceux qui le font possèdent déjà un niveau de scolarité plus élevé.

Doubler les investissements en maintenant le statu quo ne préparera pas les Canadiens à faire face à l’avenir de l’emploi. Nous avons besoin d’une approche fondamentalement nouvelle, qui intègre des pratiques et des modèles d’enseignement inédits axés sur
la pensée critique, l’application concrète des compétences et la diversité des notions apprises, de même que sur l’établissement de liens directs avec le monde à l’extérieur de la salle de classe. Nous devons éliminer la distinction entre la formation suivie
avant et après le début de la carrière, en mettant l’accent sur l’apprentissage continu; tirer profit de la technologie et des plates- formes modernes pour établir une nouvelle relation entre les chercheurs d’emploi, les organisations scolaires et les entreprises; revoir le processus d’apprentissage et de reconnaissance professionnelle, en combinant les notions traditionnelles de « bureau » et de « salle de classe ». Les entreprises et les gouvernements doivent établir une nouvelle relation pour éduquer et former les Canadiens non seulement en prévision de leur premier emploi, mais aussi tout au long de leur carrière.

Le recyclage doit être laissé entre les mains des employeurs, qui peuvent s’assurer que les Canadiens possèdent les compétences réellement nécessaires en milieu de travail et qu’ils sont aptes à reprendre le travail plus rapidement. Imaginez vous si, grâce à de nouvelles technologies de plate-forme, les travailleurs qui ont été mis à pied pouvaient être jumelés avec les employeurs à la recherche de personnes talentueuses possédant les bonnes compétences. Les chercheurs d’emploi et les employeurs potentiels pourraient remplir des pro ls en répondant à une série de questions ciblées. Les « jumelages » réussis mèneraient à l’obtention d’un emploi. Le financement qui aurait été versé par le gouvernement en prestations d’assurance emploi et en formation pour le chercheur d’emploi
serait transféré au nouvel employeur pour qu’il assume les coûts de formation, que celle ci se fasse en cours d’emploi ou par l’entremise d’un tiers. Il est temps de voir au delà des simples subventions et banques d’emplois et de soutenir des initiatives ciblées à grande échelle. Dans un monde où les applications en ligne peuvent utiliser les données psychométriques des gens pour former des couples compatibles, il serait assurément possible de jumeler les personnes sans travail aux employeurs prêts à les recycler.

Les plates-formes numériques peuvent être exploitées pour soutenir un tel modèle,
qui amènerait les chercheurs d’emploi, les employeurs et les éducateurs à unir leurs e orts pour revoir les programmes de recyclage traditionnels, généralement dirigés par le gouvernement. Les recherches indiquent que les programmes de recyclage officiels utilisés actuellement sont souvent inefficaces pour ce qui est d’aider les travailleurs licenciés à réintégrer avec succès le marché du travail. Accorder la priorité à la formation coordonnée par l’employeur permettra d’associer plus efficacement la formation aux besoins observés sur le marché du travail, de combler les écarts de compétences qui freinent la croissance des entreprises et d’insu er aux employeurs une culture axée sur l’apprentissage. Fournir aux employeurs les ressources nécessaires pour recycler les travailleurs, en les amenant à acquérir les compétences recherchées, serait une solution avantageuse tant pour les travailleurs et les entreprises que pour l’économie canadienne dans son ensemble.

De nouvelles approches sont également nécessaires afin d’apporter un maximum
de flexibilité aux Canadiens quant aux chemins qu’ils peuvent prendre pour obtenir une reconnaissance professionnelle, notamment des diplômes, des certificats
et des titres professionnels. Ces approches doivent inclure la multiplication des modèles d’apprentissage fondés sur l’expérience – tels que la formation d’apprenti pour les métiers spécialisés, les stages d’avocat dans le domaine du droit, la résidence dans le
cas des médecins, ou les travaux pratiques dans le domaine de l’enseignement et
de la comptabilité – pour un plus grand nombre de professions afin qu’une reconnaissance professionnelle puisse être obtenue de différentes façons (p. ex., cours suivis, heures de formation, placements professionnels, administration de tests normalisés). De cette façon, un plus large éventail d’organisations seraient habilitées à offrir un enseignement et une formation menant à l’obtention d’une reconnaissance professionnelle en vue de répondre à la demande croissante, notamment grâce à des plates-formes d’apprentissage en ligne et à des programmes de formation générale qui tiennent davantage compte de la multitude de façons dont les connaissances, les compétences et les capacités sont acquises aujourd’hui.

En tirant profit des avantages dont nous bénéficions actuellement en matière d’éducation et de technologie, le Canada peut devenir la terre d’accueil des organisations apprenantes les meilleures et les plus novatrices au monde : une puissance mondiale en ce qui a trait au recyclage et à la rééducation professionnelle de la main-d’œuvre d’un bout à l’autre du globe. Les plus grandes économies du savoir au monde se dirigent déjà dans cette voie;le Canada ne doit pas se laisser prendre par surprise.

Extraits choisis par le Moniteur de l’emploi . Lire la suite @ Des paris audacieux pour notre pays | Le Canada à 175 Ans

Advertisements

Discussion

No comments yet.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Jobs – Offres d’emploi – US & Canada (Eng. & Fr.)

The Most Popular Job Search Tools

Even More Objectives Statements to customize

Cover Letters – Tools, Tips and Free Cover Letter Templates for Microsoft Office

Follow Job Market Monitor on WordPress.com

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Follow Job Market Monitor via Twitter

Categories

Archives

%d bloggers like this: