Analyses, En français

L’Immigration au Canada – Une dévaluation persistante des titres de compétences non canadiens

Même si la plupart des études récentes ne vont pas au-delà des données du recensement de 2006, les Canada flagnouvelles analyses révèlent clairement que le problème de l’inadéquation entre l’emploi et la scolarité ainsi que les compétences persiste et même s’aggrave. Alors que l’analyse de l’Enquête sur la population active de 2005-2008 montre une certaine amélioration des gains des immigrants par rapport à ceux des Canadiens de naissance, les données initiales sur les effets de la récession de 2008-2009 indiquent que les travailleurs immigrants ont été les plus durement touchés (Citoyenneté et Immigration Canada, 2012b; Kelly, Park et Lepper, 2011).

La durée de la résidence constitue une variable importante qui détermine les résultats sur le marché du travail, l’attente étant qu’en général, plus les immigrants vivent longtemps au Canada, plus ils amélioreront leur situation économique et d’emploi. Cependant, l’extrapolation des expériences passées afin de définir les tendances futures présente certains dangers : les immigrants qui arrivent aujourd’hui se retrouvent dans des circonstances passablement différentes par rapport à ceux qui sont arrivés il y a 10 ans ou plus, et ce serait donc faire une erreur de présumer que la tendance à l’amélioration de l’intégration au fil du temps est une constante.

Il semble y avoir une dévaluation persistante des titres de compétences non canadiens, mais une analyse plus en profondeur nous permet de constater que le préjugé est bien plus grand à l’égard de certains pays sources et dans certains domaines d’expertise par rapport à d’autres. Il est également évident que le statut de minorité visible, le lieu de résidence, les aptitudes linguistiques et la durée de la résidence sont tous des variables qui importent dans ce processus.

Les résultats sur le marché du travail des immigrants venus de pays en développement nous portent à croire qu’ils souffrent des cas les plus aigus de dévaluation des compétences.

Nous en savons toujours très peu sur les types d’information et de soutien préalables à l’arrivée que les immigrants jugent les plus utiles pour faciliter leur intégration au marché du travail du Canada, et les chercheurs n’abordent également pas avec des détails qualitatifs suffisants les obstacles à la reconnaissance des titres de compétences étrangers qui existent dans certaines professions. Par ailleurs, alors que les employeurs ne sont pas le point de mire de la plupart des études empiriques, des expériences ont révélé qu’il existe une partialité considérable dans leur attitude à l’égard de l’expérience et des titres de compétences acquis à l’étranger, ainsi que des identités ethnoraciales ou religieuses minoritaires.

Il semblerait donc que la maîtrise linguistique de niveau 3 représente un point déterminant pour l’amélioration des résultats des immigrants sur le marché du travail. À des niveaux de maîtrise plus élevés (niveaux 4 et 5), les données de l’EIACA révèlent que les gains des immigrants excèdent même ceux des Canadiens de naissance.

La possibilité d’accords de reconnaissance mutuelle afin de favoriser la mobilité des professionnels agréés d’un pays à l’autre n’a pas été assez évaluée au Canada, même si on s’est penché sur la question à l’échelle internationale (Sumption, Papademetriou et Flamm, 2013). On trouve également peu de recherche sur les normes divergentes d’une province canadienne à l’autre, même si on a constaté que les provinces varient considérablement quant à l’ampleur de leur réglementation des professions (Girard et Smith, 2009). Les données disponibles au Canada n’indiquent aucunement si les professionnels immigrants retournent dans leur pays d’origine ou s’ils quittent le Canada pour vivre dans un tiers pays en raison des frustrations entourant la reconnaissance des titres de compétences.

L’expérience de travail est, en théorie, une caractéristique très prisée du capital humain… [Mais les résultats de la recherche démontre que], tant chez les hommes que chez les femmes, le rendement de l’expérience de travail préalable à l’immigration est très négatif.

Les immigrants possédant de l’expérience dans une profession non réglementée de haute technologie ont trouvé plus tôt un emploi correspondant ou à temps plein. Les immigrants possédant une expérience professionnelle dans le domaine de la haute technologie voyaient leur expérience à l’étranger acceptée plus souvent, ce qui est probablement attribuable à l’absence d’obstacles institutionnels et à la transférabilité de leurs compétences dans d’autres secteurs. 

Extraits choisis par le Moniteur de l’emploi  de  CERIS » CERIS Research Synthesis Reports

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