Résultats de l’audit
Nous présentons ci-dessous les principaux constats que nous avons faits lors de l’audit concernant la francisation des personnes immigrantes.
- Le ministère ne s’est pas assuré que l’offre de francisation et l’aide financière proposées par l’ensemble des intervenants gouvernementaux se complètent. Des éléments sont à développer ou à améliorer, dont la création d’un guichet unifié et l’uniformisation de l’aide financière accordée aux personnes immigrantes. Par le passé, il y a eu quelques tentatives de création d’un guichet unifié d’accès aux services de francisation, mais sans succès.
- Le MIDI n’effectue aucun suivi individuel des personnes immigrantes qui ont déclaré ne pas connaître le français et qui n’ont pas participé à des cours du ministère. Seulement le tiers des personnes immigrantes admises au Québec de 2010 à 2013 qui ont déclaré ne pas connaître le français au moment de leur admission ont participé à des cours de français du MIDI. De plus, plusieurs personnes se désistent des cours du ministère sans que ce dernier fasse de suivi à cet égard.
- La vaste majorité des participants aux cours de français du ministère n’ont pas atteint le seuil d’autonomie langagière, lequel facilite l’accès au marché du travail et permet d’entreprendre des études postsecondaires. Les personnes immi- grantes qui ont commencé des cours de français offerts par le MIDI en 2015 ont atteint ce seuil dans une proportion de 9,1 % à l’oral et de 3,7 et 5,3 % à l’écrit.
- Le ministère doit améliorer certains aspects de ses contrôles, notamment à l’égard du soutien pédagogique offert aux élèves, comme les plages de disponibilité des enseignants pour de la récupération.
- Le processus de constitution des groupes ne permet pas de maximiser, entre autres, les heures de formation pour les cours à temps partiel. En 2016-2017, le nombre moyen d’élèves par groupe pour ces cours du programme régulier, soit 15,7, était inférieur au maximum permis, qui est de 20.
- Les indicateurs utilisés par le MIDI pour suivre sa performance en matière de francisation sont incomplets, notamment certains qui sont liés à sa décla- ration de services à la clientèle. Le MIDI ne mesure pas le délai d’attente réel des personnes immigrantes entre leur demande d’inscription et le début d’un cours à temps complet. De plus, il ne collige pas de données sur les raisons des désistements et l’information qu’il collecte au sujet des motifs d’abandon de cours durant une session est incomplète.
Extraits choisis par le Moniteur de l’emploi . Lire la suite @Le Vérificateur général du Québec dépose le tome de l’automne de son rapport à l’Assemblée nationale – Portail Québec




Discussion
No comments yet.