Si les compétences génériques sont un atout en milieu de travail, peuvent-elles être un levier pour l’accès à l’emploi pour des personnes éloignées du marché du travail? Y a-t-il des enjeux spécifiques autour de cette question pour les apprenant-e-s en alphabétisation et en formation générale des adultes?
C’est ce que pensent des chercheur-e-s, analystes et praticien-ne-s de l’éducation des adultes.
LA CRÉATIVITÉ, UNE COMPÉTENCE?
Quand on parle de compétence on pense souvent à des savoir-faire techniques, spécifiques, ou à des connaissances fondamentales. Les attitudes personnelles ne semblent pas entrer dans la catégorie des compétences ; pourtant, pour accomplir une tâche ou répondre aux exigences complexes de la vie ou du travail, il faut savoir mobiliser des ressources psychosociales, les mettre en action. Par exemple, il ne suffit pas de savoir s’exprimer dans une langue pour communiquer : il s’agit également d’avoir l’attitude adéquate avec son interlocuteur ou son interlocutrice.
Pour parler de ces compétences génériques, on utilise un vocabulaire varié. L’OCDE parle de compétences clé; au Canada, le cadre des neuf compétences essentielles du BACE comprend entre autre des compétences en littératie (lecture, rédaction, calcul, utilisation de documents) et des compétences génériques (communication orale, résolution de problèmes, travail d’équipe, formation continue). Au Québec, le Programme de la formation de base commune parle de compétences polyvalentes et cite notamment : coopérer, agir avec méthode, communiquer, exercer sa créativité, exercer son sens critique et éthique ainsi que raisonner avec logique. Ailleurs, on parlera aussi de compétences transversales, compétences douces (soft skills), compétences générales, compétences personnelles, etc. De nombreux termes, donc, qui semblent s’équivaloir parfois, se chevaucher, et peuvent créer de la confusion.



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